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📆 Jeudi 23 juillet à 20h

Ménopause :

pourquoi tu prends du poids

(et comment l’arrêter)

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Pour les femmes de 38 à 55 ans
que tu sois en préménopause, ménopause ou postménopause

Tu fais des efforts, tu manges bien —
et pourtant ton corps ne répond plus.
Ce soir, tu vas enfin comprendre pourquoi.

Julie Ayme Naturopathe et coach en perte de poids

Ozempic, Mounjaro, Wegovy… les dangers de ces injections amigrissantes

Perte de poids

Est-ce que tu penses à la nourriture ? Pas de temps en temps mais tout le temps ! Le matin au réveil, pendant une réunion, le soir alors que tu regardes une série. Tu te dis que tu vas faire attention, tu craques, tu culpabilises et tu recommences le jour suivant…

Et parfois (souvent), tu te dis que c’est quand même injuste : certaines personnes mangent normalement, sans y penser, sans se battre contre elles-mêmes alors que toi, ton cerveau ne s’arrête jamais…

Depuis quelques années, il existe des injections capables de faire disparaître ton sentiment constant de faim et tes pulsions alimentaires. Ozempic, Mounjaro, Wegovy, peu importe, le principe est le même. Certaines personnes perdent 10, 15, parfois 20 kilos et pour la première fois depuis des années, elles ont l’impression que leur corps leur obéit enfin.

Alors forcément, ça fait rêver !

Sauf que…

Personne ne t’explique vraiment ce que ces injections amaigrissantes changent dans ton cerveau, dans ton métabolisme et dans ton rapport à la nourriture mais aussi pourquoi beaucoup de personnes reprennent du poids après l’arrêt de ces injections.

Depuis 2024, les injections d’Ozempic et dérivés sont devenues un phénomène mondial. Des célébrités comme Oprah Winfrey ou Elon Musk ont reconnu publiquement en prendre. Et Oprah explique une chose : elle a compris que certaines personnes ne pensaient pas constamment à la nourriture.

Cette phrase explique à elle seule pourquoi ces médicaments fascinent autant aujourd’hui…

Parce que la vraie question ne devrait pas être « comment couper la faim ? » mais « pourquoi ton corps et ton cerveau t’envoient des signaux constants de faim ? »

L’hormone GLP-1 : l’effet puissant derrière les injections amaigrissantes

Le GLP-1 est une hormone que ton corps fabrique naturellement, principalement au niveau des intestins après un repas. Cette hormone agit à plusieurs niveaux en même temps :

  • Elle ralentit la vidange de l’estomac : les aliments vont rester plus longtemps dans ton système digestif et ton cerveau reçoit plus vite le signal « je suis rassasié »
  • Elle stabilise la glycémie en régulant l’insuline et en limitant les pics de sucre
  • Elle agit directement sur le cerveau et notamment sur les zones liées à la faim, à la récompense et aux pulsions.

Ce dernier point est sans doute l’effet le plus spectaculaire de ces médicaments : le « food noise » (« bruit alimentaire »), ces pensées permanentes autour de la nourriture, se stoppe.

Honnêtement, je comprends totalement que certaines personnes optent pour ce traitement et dans certains cas très précis, ils peuvent réellement aider. Ces traitements sont indiqués médicalement pour des personnes avec un IMC supérieur à 30 ou à 27 associé à une comorbité comme le diabète ou l’hypertension.

Ce n’est pas un produit minceur cosmétique : c’est un médicament puissant qui doit être prescrit dans un cadre médical.

Les injections amaigrissantes sont-elles efficaces ?

Ces médicaments fonctionnent parfaitement, ce n’est pas le problème.

Le problème, c’est qu’on les présente comme une solution définitive alors qu’ils agissent surtout comme un interrupteur.

Les données sur ce qui se passent après l’arrêt sont éclairantes.

L’une des études de référence sur le sémaglutide1 (la substance active présente dans l’Ozempic) a suivi des patients après l’arrêt du traitement. En moyenne, ils ont repris les deux tiers du poids perdu en un an.

Une meta-analyse publiée en 2025 dans Obesity Reviews2 a confirmé l’ampleur du phénomène. Après arrêt du sémaglutide ou du tirzépatide (Mounjaro), la reprise moyenne dépasse les 9 kilos.

L’étude de l’Université d’Oxford3 publiée en 2026 a précisé une information importante : pour les patients ayant arrêté le sémaglutide ou le tirzépatide, le retour au poids initial se produit en moyenne en 18 mois avec une reprise d’environ 800 grammes par mois.

Maintenant, il faut nuancer.

Une étude menée par la Cleveland Clinic4 sur près de 8 000 patients a montré des résultats plus optimistes. Beaucoup de personnes qui arrêtaient le médicament dans la vraie vie (pas en essai clinique) avaient stabilisé leur poids un an plus tard, en grande partie parce qu’elles reprenaient un autre traitement ou adaptaient leur mode de vie.

La réalité est plus contrastée que ce qu’on entend parfois : ce n’est ni un médicament miracle, ni un médicament qui ne sert à rien. La vérité se situe comme bien souvent entre les deux.

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Les injections amaigrissantes coupent le symptôme mais ne règlent pas la cause !

Ce qui est sûr, c’est que le médicament traite le symptôme mais pas la cause profonde (comme bien souvent avec les traitements).

Et c’est là qu’il faut que tu te poses la vraie question qui fâche : pourquoi est-ce que tu manges ?

  • Pour te nourrir
  • Pour te faire plaisir
  • Pour calmer ton stress
  • Pour apaiser tes émotions
  • Parce que tu te sens seule, fatiguée, anxieuse…
  • Pour te protéger

Johann Hari explique dans son nouveau livre Pilule miracle que pour certaines personnes, la nourriture devient une sorte d’anesthésie émotionnelle qui permet de calmer quelque chose de bien plus profond. Si on utilise les injections et qu’on les arrête sans s’être attaqué à la cause profonde, le problème ne disparaît pas, il se déporte.

On ne peut pas guérir sa relation complexe à la nourriture si on ne comprend pas ce qu’elle implique. Et ça, aucune injection ne pourra le faire à ta place.

Les risques importants liés à ces injections de sémaglutide ou tirzépatide

Maintenant, on va parler des effets secondaires de ces injections. Les plus connus sont les nausées, les vomissements, la constipation, la diarrhée, les ballonnements. Ce n’est pas surprenant puisque le médicament ralentit le système digestif.

Mais ce que tu ne sais peut-être pas, c’est qu’il peut y avoir des conséquences sur le pancréas, la thyroïde et la masse musculaire.

Les risques pour le pancréas

Concernant le pancréas, la FDA et l’EMA5 ont examiné cette question en détail. Leur conclusion actuelle est qu’il n’existe pas de preuve solide actuellement de lien causal entre le sémaglutide et la pancréatite ou le cancer du pancréas. Des cas de pancréatites ont été signalées mais ils restent rares et les agences de santé continuent la surveillance.

Les risques pour la thyroïde

Concernant la thyroïde, une mise en garde officielle figure sur les boîtes du médicament aux Etats-Unis mais elle est basée sur des études réalisées sur des rongeurs. Une meta-analyse de 37 essais cliniques publiée en 20236 n’a pas retrouvé d’augmentation du risque du cancer thyroïdien chez les patients traités par sémaglutide.

La vigilance est évidemment de mise (surtout qu’on manque de recul sur la question) mais il ne faut pas non plus être alarmiste. Ces signaux sont surveillés sérieusement par les autorités sanitaires.

La perte de masse musculaire

Le point qui me préoccupe le plus reste la perte de masse musculaire. Les données ici sont plus cohérentes et plus préoccupantes.

L’essai Step 17 a montrée qu’environ 45 % du poids perdu sous sémaglutide était de la masse maigre et non de la graisse. Une meta-analyse de 20248 sur des données réelles confirment que les patients perdent à la fois de la masse grasse et de la masse musculaire. L’étude française Semalean publiée en 20259 sur 106 patients a observé une perte initiale de 3 kilos de masse maigre à 7 mois, qui se stabilise ensuite à 12 mois.

Les études ne sont pas toutes alignées sur ce point, certaines montrent une préservation musculaire, d’autres une perte significative. Mais la tendance générale est claire, sans résistance musculaire et sans apport protéique suffisant, une partie du poids perdu sera forcément du muscle.

Or, après 40 ans, la masse musculaire devient essentielle pour ton métabolisme, ta glycémie, ton énergie, ta mobilité et même pour préserver le vieillissement. Perdre du poids en perdant du muscle, c’est quand même pas une victoire.

Comment aider ton corps à aller vraiment mieux ?

Je comprends pourquoi tu pourrais être tentée de choisir ces médicaments. Quand tu souffres depuis des années, quand tu as tout essayé, quand ton rapport à la nourriture t’épuise, l’idée de souffler enfin est légitime.

Dans certains cas cliniques, ces médicaments peuvent littéralement sauver des vies.

Mais selon moi, si tu suis ce type de traitement, la période la plus importante est maintenant.

Cette fenêtre où la faim diminue et où les pulsions s’apaisent, est une opportunité incroyable. Pas pour manger moins (même si c’est ce qui va se passer) mais pour reconstruire des bases alimentaires saines et solides.

  1. Manger suffisamment de protéines pour préserver ta masse musculaire. Les études montrent qu’un apport suffisant en protéines combiné à du renforcement musculaire peut limiter significativement la perte de masse musculaire pendant la prise de GLP-1
  2. Faire du renforcement musculaire (même léger, même juste 2 fois par semaine)
  3. Stabiliser ta glycémie
  4. Travailler ton microbiote
  5. Rétablir un sommeil suffisant et réparateur
  6. Te poser la question : qu’est-ce que la nourriture compense chez moi ?

Une étude présentée au Congrès de l’obésité en 2024 a montré que les patients qui réduisaient progressivement leur dose de sémaglutide tout en travaillant sur leur mode de vie et leur alimentation maintenaient leur poids après l’arrêt, sans reprise significative. Ce n’est évidemment pas une garantie mais ça reste un signal très fort.

Si tu profites de cette période pour travailler les causes profondes, alors le traitement peut devenir un tremplin et pas un simple interrupteur coupe-faim.

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Ni pour, ni contre les injections amaigrissantes

On vit une époque où on cherche une réponse rapide. Pourtant, la prise de poids est un problème complexe qui n’est pas qu’une histoire de calories.

C’est parfois du stress, des émotions, une glycémie instable, un microbiote perturbé, un manque de sommeil, une résistance à l’insuline, des compulsions alimentaires… souvent installés depuis des années.

Ces médicaments ont révélé que beaucoup de personnes ne manquaient pas de volonté mais qu’elles luttaient contre un « bruit alimentaire », la faim ou des pulsions que d’autres ne connaissaient pas.

Je ne suis ni pour, ni contre l’Ozempic et ses équivalents mais je pense qu’il faut comprendre leurs bénéfices, leurs limites, leurs risques et ce qu’ils nous apprennent sur notre rapport moderne à la nourriture.

Au fond la vraie question, ce n’est pas « comment manger le moins possible ? » mais « comment aider mon corps à retrouver naturellement son équilibre ? » et pourquoi ton corps et ton cerveau ont autant besoin de manger ?

Sources

  1. Wilding JPH et al. — Weight regain and cardiometabolic effects after withdrawal of semaglutide: the STEP 1 trial extension — Diabetes, Obesity and Metabolism, 2022. Consulté le 13 juillet 2026
  2. Berg et al. — Discontinuing glucagon-like peptide-1 receptor agonists and body habitus: A systematic review and meta-analysis — Obesity Reviews, 2025. Consulté le 13 juillet 2026
  3. West S. et al. (Université d’Oxford) — Trajectory of weight regain after cessation of GLP-1 receptor agonists: a systematic review and nonlinear meta-regression — eClinicalMedicine / The Lancet, 2026. Consulté le 13 juillet 2026
  4. Gasoyan H. et al. (Cleveland Clinic) — étude réelle sur 7 938 patients après arrêt du sémaglutide ou tirzépatide — Diabetes, Obesity and Metabolism, 2026. Consulté le 13 juillet 2026
  5. Rapport d’enquête de pharmacovigilance sur les analogues du GLP-1. ANSM – Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, 23 sept. 2025, ansm.sante.fr/uploads/2026/01/07/20250923-rapport-2-enquete-pv-analogues-glp-1.pdf. Consulté le 13 juillet 2026
  6. Nagendra L. et al. — Semaglutide and cancer: A systematic review and meta-analysis — Diabetes & Metabolic Syndrome: Clinical Research & Reviews, 2023. Consulté le 13 juillet 2026
  7. Données STEP 1 rapportées dans — Unexpected effects of semaglutide on skeletal muscle mass and force-generating capacity — Cell Metabolism, 2025. Consulté le 13 juillet 2026
  8. Chun et al. — Weight loss and body composition after compounded semaglutide treatment in a real world setting — Diabetes, Obesity and Metabolism, 2025. Consulté le 13 juillet 2026
  9. Alissou M. et al. — Impact of Semaglutide on fat mass, lean mass and muscle function: The SEMALEAN study — Diabetes, Obesity and Metabolism, 2025. Consulté le 13 juillet 2026

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